Information pour les professionnels de la santé

Flash Surveillance

La consommation de substances psychoactives en quelques chiffres

Les substances psychoactives sont classées en différentes catégories selon les effets qu’elles procurent : perturbateurs (ex. : cannabis, ecstasy), dépresseurs (ex. : opioïdes, alcool) ou stimulants (ex. : cocaïne, amphétamines) (Gouvernement du Québec, 2016 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.). Elles peuvent entrainer chez les consommateurs des problèmes de santé non négligeables comme des surdoses ou des conséquences psychosociales telles que la dépendance et les troubles de santé mentale (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, 2016 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.). Environ 207 400 décès liés à la consommation de drogues illicites seraient survenus dans le monde en 2014, dont plus du tiers sont liés aux surdoses (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, 2016 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

La crise des surdoses d’opioïdes aux États-Unis et au Canada est un enjeu de santé publique majeur. La situation au Québec est moins critique qu’ailleurs au Canada, mais le taux de mortalité attribuable à une intoxication aux opioïdes est tout de même en augmentation depuis les années 2000 (Institut national de santé publique du Québec, 2017 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.). Ainsi, au Québec, au moins 208 personnes sont décédées par intoxication aux opioïdes en 2016 (Institut national de santé publique du Québec, 2018 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

Ce que les données montrent

Les données du présent Flash surveillance portent sur les drogues telles que le cannabis et la cocaïne ainsi que sur le mésusage de médicaments; elles excluent toutefois l’alcool. Selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) (Institut de la statistique du Québec, 2016 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.), la proportion de Québécois ayant consommé de la drogue au cours des 12 derniers mois a augmenté entre 2008 (13 %) et 2014-2015 (17 %).

Consommation de drogues selon le sexe (%) Consommation de drogues selon le groupe d’âge (%)

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2008 et 2014-2015

Statistique sur la consommation de drogues selon le sexe (%) Statistique sur la consommation de drogues selon le groupe d’âge (%)

Genre homme-femme

Entre 2008 et 2014-2015, la consommation de drogues a augmenté de 17 % à 21 % chez les hommes et de 9 % à 13 % chez les femmes. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à consommer des drogues que les femmes (21 % contre 13 % en 2014-2015).

40 %

Entre 2008 et 2014-2015, la consommation de drogues au cours des 12 mois précédant l’enquête a augmenté dans tous les groupes d’âge. Les jeunes de 15 à 24 ans affichent la proportion la plus élevée (40 % en 2014-2015).

Consommation selon certains types de drogues (%) Consommation de drogues selon le niveau à l’échelle de détresse psychologique en 2014-2015 (%)

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2008 et 2014-2015

Statistique sur la consommation selon certains types de drogues (%) Statistique sur la consommation de drogues selon le niveau à l’échelle de détresse psychologique (%)

15 %

Le cannabis est la drogue la plus consommée (15 % en 2014-2015). Sa consommation, tout comme celle de cocaïne ou de crack, a augmenté entre 2008 et 2014-2015. On note toutefois une diminution de la consommation d’amphétamines de 1,8 % à 1,3 %. La consommation d’autres drogues comme l’ecstasy, la kétamine, le crystal meth et l’héroïne est restée stable depuis 2008 (données non présentées).

23 %

En 2014-2015, près du quart (23 %) des personnes de 15 ans et plus se situant à un niveau élevé à l’échelle de détresse psychologique ont consommé de la drogue au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est plus élevée que chez les personnes se situant à un niveau faible (9 %) ou moyen (16 %) à l’échelle de détresse psychologique.

Données complémentaires sur la consommation de drogues

  • Bien que la consommation de médicaments non prescrits soit d’environ 1 % en 2014-2015, cette proportion a augmenté depuis 2008.
  • La consommation de drogues est plus fréquente chez les fumeurs de cigarettes occasionnels (43 %) et réguliers (34 %) que chez les anciens fumeurs (13 %) et les non-fumeurs (11 %).
  • Selon l’indice de défavorisation matérielle et sociale, les personnes vivant dans un milieu très défavorisé affichent une consommation de drogues plus élevée (19 %) que celles qui vivent dans un milieu très favorisé (15 %).

EQSP : Enquête québécoise sur la santé de la population, 2008 et 2014-2015

Les données du présent Flash surveillance sont issues de l’EQSP, une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux. La population visée par l’enquête est constituée de l’ensemble des personnes de 15 ans et plus vivant dans un logement non institutionnel au Québec, à l’exclusion des personnes résidant dans les réserves indiennes ou dans la région du Nunavik. L’EQSP a une portée tant provinciale que régionale et locale. La consommation de drogue a été mesurée à l’aide de 10 questions portant sur les 12 derniers mois. La mesure des drogues comprend des substances telles que le cannabis, la cocaïne, les solvants et les médicaments pris sans prescription dans le but d’avoir un effet.

Note

Les différences présentées dans les faits saillants sont toutes statistiquement significatives au seuil de 0,01.

Dernière mise à jour : 02 novembre 2018, 13:45

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