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Partenaires du système

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Outre les ressources institutionnelles, les partenaires suivants contribuent à la réalisation de la mission du système québécois de santé et de services sociaux :

Médecins omnipraticiens et spécialistes

Bien que les omnipraticiens et les spécialistes soient des travailleurs autonomes, la très vaste majorité de ces médecins exercent exclusivement à l’intérieur du système public, celui-ci ayant toujours été en mesure d’établir des partenariats avec eux.

La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) est responsable de la rémunération des médecins pratiquant dans le régime public. De nouvelles pratiques de rémunération ont été introduites dès 1999, mais le paiement à l’acte demeure le mode principal de rémunération de ces professionnels de la santé.

Description des regroupements de médecins

Parmi les divers types de regroupements de médecins, mentionnons les groupes de médecine de famille (GMF), un mode privilégié par le Québec pour améliorer l’accès de tous les citoyens à un médecin de famille, et les cliniques-réseau.

Groupes de médecine de famille

Le groupe de médecine de famille (GMF) se définit comme une organisation composée de médecins de famille qui travaillent en groupe et en étroite collaboration avec des infirmières et d’autres professionnels de la santé relevant du réseau public. Le GMF offre des services médicaux de première ligne, avec ou sans rendez-vous et dans ses bureaux ou à domicile, pendant les heures d’ouverture en semaine, les fins de semaine et les jours fériés. L’inscription auprès d’un médecin de famille membre d’un GMF est volontaire et gratuite.

Super-cliniques (GMF-Réseau)

Une super-clinique (GMF-Réseau) est un GMF avec une offre de service de première ligne accrue pour les besoins semi-urgents et les besoins urgents simples. Les services disponibles dans une super-clinique permettent aux usagers qui ont une condition non prioritaire d’éviter de se présenter à l’urgence d’un centre hospitalier et d’y subir une attente prolongée. Il s’agit de services accessibles rapidement pour les besoins de première ligne.

Cliniques-réseau

Les cliniques-réseau correspondent à un modèle d’organisation dont l’objectif premier consiste à favoriser l’accessibilité aux services médicaux de première ligne.

Complémentaires aux GMF, elles donnent accès à une plus vaste gamme de services médicaux, offerts pendant des plages horaires étendues. L’instauration d’un corridor de services privilégié avec un centre intégré de santé et de services sociaux ou un centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (centre intégré), par exemple, améliore l’accès des médecins omnipraticiens aux plateaux techniques et aux soins spécialisés.

Pharmaciens communautaires

Environ 70% des pharmaciens travaillent en pharmacies communautaires. De ce nombre, 33 % sont propriétaires de leur pharmacie. Au Québec, seul un pharmacien peut être propriétaire d’une pharmacie, une situation unique au Canada.

Les pharmaciens communautaires assurent l’accessibilité aux services pharmaceutiques aux patients qui reçoivent des services de santé sur une base ambulatoire.

L'exercice de la pharmacie consiste à évaluer et à assurer l'usage approprié des médicaments afin notamment de détecter et de prévenir les problèmes pharmacothérapeutiques, à préparer, à conserver et à remettre des médicaments dans le but de maintenir ou de rétablir la santé.

L’entrée en vigueur, le 20 juin 2015, de modifications à la Loi sur la pharmacie Lien externe. (RLRQ, chapitre P-10) permet aux pharmaciens d’exercer de nouvelles activités, telles que :

  • Prolonger une ordonnance;
  • Prescrire un médicament lorsqu’aucun diagnostic n’est requis;
  • Prescrire et interpréter des analyses de laboratoire;
  • Ajuster une ordonnance;
  • Substituer un médicament en cas de rupture d’approvisionnement;
  • Prescrire des médicaments pour certaines conditions mineures lorsque le diagnostic et le traitement sont connus;
  • Administrer un médicament afin d’en démontrer l’usage approprié.

Services préhospitaliers d'urgence

Outre les services ambulanciers, plusieurs interventions sont entreprises pour assurer à la population une réponse efficace dans toute situation d'urgence.

Ainsi, le service d’urgence 9-1-1, dont la réponse est assurée par le centre d’appel d’urgence de la municipalité ou du territoire concerné, reçoit et transmet les appels d’urgence au centre de communication santé (CCS) lorsque des services ambulanciers sont requis. Les répartiteurs médicaux d’urgence du CCS déterminent alors la nature de la situation et communiquent très rapidement avec les services ambulanciers.

Les techniciens ambulanciers paramédicaux ont la responsabilité d’évaluer l’état de santé des patients, de leur donner les soins nécessaires et de les transporter vers un centre hospitalier. Au Québec, ces services ambulanciers sont assurés par des entreprises privées, des coopératives et par Urgences-santé, une entreprise du secteur public qui couvre les territoires de Montréal et de Laval.

Organismes communautaires

Les organismes communautaires subventionnés sont reconnus par le Ministère et les établissements comme des partenaires autonomes et à part entière du système de santé et de services sociaux. Ils se consacrent notamment :

  • à offrir des services de prévention, d’aide et de soutien, y compris des services d’hébergement temporaire;
  • à mener des activités qui visent notamment la promotion et la défense des droits et des intérêts des personnes utilisant des services de santé ou des services sociaux;
  • à promouvoir le développement social, l’amélioration des conditions de vie et la santé auprès de la population du Québec;
  • à répondre à des besoins nouveaux en utilisant des approches novatrices ou en visant des groupes particuliers de personnes.

Entreprises d’économie sociale d’aide à domicile

Les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile (EESAD) contribuent au soutien à domicile en fournissant des services d’entretien ménager (travaux légers et lourds, entretien des vêtements, préparation de repas, approvisionnement, etc.) à des usagers qui ont des incapacités. Ce type de services est financé à la fois par les usagers, qui contribuent en fonction de leurs revenus, et par le gouvernement.

Ces partenaires peuvent également offrir des services aux proches aidants tels que le répit ou la présence-surveillance et des services d’assistance personnelle aux activités de la vie quotidienne (AVQ), c’est-à-dire des activités de base qui demandent, pour être accomplies, l’aide d’une tierce personne (se laver, s’habiller, manger, etc.), et certaines AVQ reliées aux soins à la personne, tels que la gestion des fonctions urinaire et intestinale, la prise de signes vitaux, l’administration de médicaments, etc. Les services offerts par les EESAD sont complémentaires à ceux du secteur public.

Ressources intermédiaires et ressources de type familial

Milieu complémentaire au milieu naturel ou au milieu institutionnel, les ressources intermédiaires (RI) et les ressources de type familial (RTF) ont leur place bien à elles au sein de la trajectoire des services de santé et des services sociaux du Québec. Elles permettent, par une réponse individualisée aux besoins diversifiés et évolutifs des personnes, de favoriser et de maintenir leur intégration, leur participation sociale et leur rétablissement au cœur de la communauté. Elles offrent des services de soutien ou d’assistance à des personnes de tous les âges.

Agissant dans un esprit de partenariat avec les établissements publics qui assurent le suivi professionnel de ces personnes qui leurs sont confiées, les ressources sont complémentaires à la mission de ces établissements publics d’offrir des services de santé et des services sociaux de qualité aux personnes qui le requièrent.

Les principaux types d’organisation résidentielle pour une RI sont l'appartement supervisé, la maison de chambres, la maison d'accueil et la résidence de groupe. Les RTF se composent de familles d’accueil pour les enfants et de résidences d’accueil pour les adultes et les personnes âgées.

Résidences privées pour aînés

En 2013, un nouveau règlement gouvernemental est entré en vigueur afin de resserrer le processus de certification des résidences privées pour aînés.

Désormais, le titre de « résidence privée pour aînés » est une appellation réservée aux résidences privées qui ont obtenu une certification de conformité. Il existe deux catégories de résidences privées, soit la résidence dont les services sont destinés à des personnes âgées autonomes et la résidence dont les services sont destinés aux personnes âgées semi-autonomes. Pour chaque catégorie, des critères et des normes d’exploitation ont été établis par le gouvernement afin d’assurer la qualité des services et la sécurité des résidents.

Dernière mise à jour : 25 avril 2016

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