Information pour les professionnels de la santé

Directives cliniques aux professionnels et au réseau pour la COVID-19

Dépistage

Nouvelles priorités de dépistage

En date du 1er mai 2020, le ministère de la Santé été des Services sociaux (MSSS) met en place un nouveau plan de diagnostic des cas de la COVID-19. Cette stratégie vise à augmenter l’accès aux diagnostics de la COVID-19 dans la population générale, qui viennent s’ajouter au dépistage en milieu de soins préconisé jusqu’à maintenant. D’abord, une offre de tests sera fixée par région, en fonction du profil épidémiologique de chacune d’entre elles, selon une allocation quotidienne d’analyses à effectuer. Les régions où l’on observe la plus haute densité de transmission communautaire recevront au départ un total de 80 % des analyses disponibles.

Dès le 4 mai 2020, toute personne qui a des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19 devra appeler la ligne 1-877-644-4545, où on procédera à une évaluation de sa condition afin de lui octroyer un rendez-vous dans une clinique désignée de dépistage (CDD), s’il y a lieu, ou une clinique désignée d’évaluation (CDÉ). En fonction de l’allocation régionale, les CDD fourniront un nombre de plages disponibles dans les 24 heures pour un prélèvement. Ceci permettra un accès rapide au test, sans retard des analyses. Le rendez-vous pour un test de détection doit être offert dans un intervalle de 24 heures suivant les 48 heures après le début des symptômes.

En ce qui concerne les demandes qui n’auraient pas pu être traitées par une CDD dans un délai de 24 heures, celles-ci seront référées aux CDÉ. Ces cliniques seront en relation avec les directions de santé publique pour soutenir la gestion des éclosions et des enquêtes. Elles seront responsables de fournir les diagnostics cliniques sans test et de rapporter les cas de maladie à déclaration obligatoire. Les patients pourront également y recevoir des conseils quant aux mesures de prévention, d’isolement et de gestion des contacts étroits à mettre en place, de même que les formulaires d’absence et de retour au travail.

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, les priorités de diagnostic ont été revues, et sont désormais réparties par groupes, soit :

  • G1 : Les patients symptomatiques hospitalisés ou qui nécessitent des soins réguliers en milieux hospitaliers, notamment les patients hospitalisés symptomatiques (incluant les tests requis pour la levée d’isolement), les patients symptomatiques des unités d’hémodialyse, les patients symptomatiques à l’urgence dont l’état justifie une hospitalisation ou qui présentent des facteurs de risque de complications, les femmes enceintes symptomatiques au 3e trimestre et les personnes devant accompagner une femme à un accouchement, lorsque symptomatique à la fin de la grossesse;
  • G2 : Les professionnels de la santé symptomatiques en contact direct avec les patients, incluant les services ambulanciers, dont le retrait causerait un bris de service (incluant les tests requis pour les mesures de retour au travail);
  • G3 : Les usagers et le personnel dans des milieux d’hébergement tels que les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les résidences privées pour aînés (RPA) et les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), dès qu’un nouveau cas positif non isolé est identifié, à la sortie des usagers d’un centre hospitalier qui sont dirigés vers un milieu de vie comme un CHSLD, RPA, RI-RTF, les personnes symptomatiques habitant dans d’autres milieux à risque (ex : refuges pour itinérants, RI, etc.) et dans des milieux de vie hébergeant des personnes âgées (plus de 70 ans) sur recommandation du directeur régional de santé publique. (Voir également les Recommandations concernant les prélèvements et analyses TAAN pour la COVID-19 dans les CHSLD mises à jour le 4 mai 2020 Fichier PDF.)
  • G4 : Les personnes symptomatiques de toutes les communautés (incluant les milieux en réouverture : écoles, milieux de garde, manufactures, mines, construction, etc.);
  • G5 : Les premiers répondants ou travailleurs du système de sécurité publique (ex. : policiers et pompiers, agents des services correctionnels) et autres travailleurs symptomatiques fournissant des services jugés critiques/essentiels;
  • G6 : Les contacts étroits des cas, symptomatiques ou asymptomatiques, selon les directives du directeur de santé publique et le dépistage dans des milieux spécifiques en fonction du déconfinement (écoles, milieu de travail, etc.), selon les directives du directeur de santé publique.

Le MSSS produit également un document questions et réponses évolutif afin de soutenir l’application de cette liste des groupes à dépister pour les prélèvements et analyses TAAN pour la COVID-19 (mis à jour le 7 mai 2020).

Rappelons que les CDÉ ont été mises en place depuis le début du mois d'avril. Leur mission est de procéder à l'évaluation médicale de tout patient qui présente des symptômes qui s'apparentent à la COVID-19, incluant les symptômes d'allure grippale (SAG) et de gastro-entérite pour lesquels il doit recevoir des soins de santé en première ligne, et de procéder aux services de dépistage.

Références INESSS

En date du 28 avril 2020, l’INESSS a produit un document référence sur les investigations et procédures diagnostiques dans le contexte de la COVID-19. 

Investigation – Procédures diagnostiques

Tests sérologiques Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Détection moléculaire du SARS-COV-2 chez les individus asymptomatiques Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Anciens critères de priorisation en date du 11 avril 2020

En date du 11 avril 2020, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a mis à jour l’échelle de priorisation pour les tests de dépistage pour la COVID-19. Cette échelle inclut une annexe portant sur les recommandations concernant les prélèvements et analyses TAAN pour la COVID-19 dans les CHSLD (incluant les installations avec mission CHSLD).

Nous entendons par symptomatiques les personnes qui présentent un tableau clinique ou radiologique compatible avec la COVID-19.

Échelle de priorisation mise à jour

P1

  • Les patients hospitalisés symptomatiques (incluant les tests requis pour la levée d’isolement).
  • Les patients symptomatiques des unités d’hémodialyse.
  • Les patients symptomatiques à l’urgence dont l’état justifie une hospitalisation OU qui présentent des facteurs de risque de complications.
  • Les femmes enceintes symptomatiques au 3e trimestre.
  • Les personnes devant accompagner une femme à un accouchement, lorsque symptomatique à la fin de la grossesse.

P2

Les professionnels de la santé symptomatiques en contact direct avec les patients, incluant les services ambulanciers, dont le retrait causerait un bris de service (incluant les tests requis pour les mesures de retour au travail).

P3 (voir l’Annexe Recommandations concernant les prélèvements et analyses TAAN pour la COVID-19 dans les CHSLD Fichier PDF. incluant les installations avec mission CHSLD)(document mis à jour le 25 avril 2020)

  • Les usagers et le personnel dans des milieux d’hébergement tels que les CHSLD, les RPA et les RI-RTF, dès qu’un nouveau cas positif non isolé est identifié.
  • À la sortie des usagers d’un centre hospitalier qui sont dirigés vers un milieu de vie comme un CHSLD, RPA, RI-RTF.
  • Personnes symptomatiques habitant dans d’autres milieux à risque (ex : refuges pour itinérants, RI, etc.).
  • Dans des milieux de vie hébergeant des personnes âgées (plus de 70 ans) sur recommandation du directeur régional de santé publique.

P4

Les personnes symptomatiques vivant dans les régions éloignées, les communautés isolées et venant des Premières Nations/Inuits qui ont un accès limité à un hôpital. Sauf en cas d’indication contraire de la direction de la santé publique, ceci inclut les régions ou les secteurs placés sous cordon sanitaire.

P5

Les premiers répondants ou travailleurs du système de sécurité publique (ex. : policiers et pompiers, agents des services correctionnels) et autres travailleurs symptomatiques fournissant des services jugés critiques/essentiels.

P6

Les personnes symptomatiques de la communauté sur autorisation du directeur de santé publique.

Anciens critères de priorisation en date du 30 mars 2020

En date du 30 mars 2020, voici les nouveaux critères de priorisation des tests de dépistage pour la COVID-19.

La situation de la pandémie de COVID-19 évolue très rapidement. Alors qu’en janvier et février, la situation épidémiologique était largement liée aux importations due aux voyageurs, c’est maintenant la transmission communautaire qui génère le plus de cas. Comme la transmission communautaire conduit très rapidement à plusieurs milliers de personnes infectées, il est impossible de faire des tests à tous les patients atteints par la maladie.

Aux tests réalisés chez les patients hospitalisés et les membres du personnel hospitalier et de santé se sont ajoutés les milliers de spécimens recueillis quotidiennement dans les cliniques de dépistage ambulatoires auprès des personnes symptomatiques revenant ou non voyage. Cette approche a mené à une augmentation considérable du nombre de prélèvements qui excède largement la capacité de tester du système de santé et ceci malgré une amélioration substantielle de cette capacité de tester.

Les hospitalisations, les admissions aux soins intensifs et les décès dus à la COVID-19 sont les indicateurs les moins biaisés. Même si seulement une fraction des personnes malades aboutira à l’hôpital, cette fraction est très représentative de l’épidémiologie générale et de la transmission communautaire dans la population. À l’inverse, les patients ambulatoires fournissent une représentation de l’épidémiologie sérieusement biaisée par un accès variable au test.

Il est donc essentiel de tester tous les patients hospitalisés avec des symptômes compatibles avec la COVID-19 pour prendre les meilleures décisions cliniques avec les patients les plus sévèrement affectés et pour avoir un portrait exact des hospitalisations, des admissions aux soins intensifs et des décès dus au coronavirus nécessaire à la prise de décision en santé publique. Pour les fins de santé publique, les tests doivent aussi être priorisés lors d’investigations d’éclosions dans les milieux hébergeant les patients à haut risque comme les CHSLD ou les RPA.

L’ordre de priorité est fixé en fonction de l’utilité d’un point de vue clinique et de santé publique, c’est-à-dire de leur valeur ajoutée pour atteindre les objectifs suivants 

Objectifs

  1. Assurer les soins optimaux aux patients les plus sérieusement atteints et fournir les données épidémiologiques les plus importantes pour les décisions de santé publique (P1)
  2. Maintenir l’intégrité du système de santé en détectant les personnes symptomatiques qui assurent la prestation des soins de santé et qui pourraient être impliqués dans des éclosions dans leur milieu de travail (P2)
  3. Identifier les éclosions dans les milieux hébergeant les personnes avec le plus haut risque de complications (P3)
  4. Identifier les éclosions dans les communautés éloignées, isolées ou issues des Premières Nations/Inuit qui ont un accès limité à un hôpital (P4)
  5. Maintenir l’intégrité du système des premiers répondants et des services essentiels (P5)

Les tests ne visent que les personnes présentant des symptômes compatibles avec une infection à SARS-CoV-2 :

Échelle de priorisation

P1

Les patients hospitalisés de même que les patients qui se présentent à l’urgence ayant une présentation clinique ou radiologique compatibles avec un diagnostic de COVID-19 (incluant les tests requis pour la levée d’isolement).

P2

Les professionnels symptomatiques de la santé en contact direct avec les patients, incluant les services ambulanciers symptomatiques ET susceptibles d’exposer ou d’avoir exposé la clientèle ou dont le retrait causerait un bris de service (incluant tests requis pour mesures de retour au travail).

P3

Les résidents de CHSLD et RPA symptomatiques ou présence d’une éclosion potentielle d’infection respiratoire (au moins 2 cas) ou décès inattendu avec une cause respiratoire infectieuse suspectée; aussi, personnes habitant autres milieux à risque (ex : refuges pour itinérants, RI, etc).

P4

Les personnes symptomatiques vivant dans les régions éloignées, les communautés isolées et venant des Premières Nations/Inuit qui ont un accès limité à un hôpital.

P5

Les premiers répondants ou travailleurs du système de sécurité publique (ex. : policiers et pompiers, agents des services correctionnels) symptomatiques et autres travailleurs fournissant des services jugés critiques/essentiels.

P6

Les personnes symptomatiques de la communauté sur autorisation du directeur de santé publique.

Cette approche délaisse :

  1. les voyageurs symptomatiques (qui doivent s’isoler 14 jours après leur retour);
  2. les contacts de cas qui deviennent symptomatiques (qui seront gérés comme des cas);
  3. les autres personnes symptomatiques (qui devront suivre les consignes du guide autosoins).

Anciens critères de priorisation en date du 23 mars 2020

En date du 23 mars 2020, nous vous annonçons de nouvelles priorités cliniques en matière de dépistage de la COVID-19.

Les personnes visées actuellement devraient pouvoir continuer d’accéder aux tests, soit :

  1. Voyageurs symptomatiques, contacts de cas et contacts de voyageurs symptomatiques.

et à celles-ci s’ajoutent :

  1. Les patients hospitalisés ayant une présentation clinique ou radiologique compatible avec un diagnostic de la COVID-19, afin de mettre en place les précautions appropriées et d’effectuer la recherche de contacts.
  2. Les professionnels de la santé qui sont en contact direct avec la clientèle (incluant les centres hospitaliers et les centres d’hébergement et de soins de longue durée) ainsi que les services ambulanciers ET qui présentent des symptômes avec une infection à SARS-CoV-2 (afin de prévenir la transmission nosocomiale) ET qui sont susceptibles d’avoir été exposés à la clientèle ou dont le retrait causerait un bris de services.
  3. Les résidents de centres d’hébergement et de soins de longue durée et de résidences privées pour aînés présentant des symptômes compatibles avec une infection à SARS-CoV-2 OU en présence d’une éclosion potentielle d’infection respiratoire (au moins 2 cas) ou décès inattendu avec une cause respiratoire infectieuse suspectée.

Dernière mise à jour : 22 mai 2020, 18:42

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