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Ministère de la Santé et des Services sociaux

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Information pour les professionnels de la santé

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Gouvernance, qualification et intégration des équipes en milieu d’urgence

Coordination clinique et administrative

La collaboration entre les différentes directions est essentielle pour assurer des soins et des services sécuritaires, efficaces et centrés sur l’usager. La Direction des soins infirmiers (DSI), la Direction des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux (DSMSSS), la Direction médicale et des services professionnels (DMSP) ainsi que la Direction de la fluidité hospitalière jouent chacune un rôle complémentaire et stratégique. Ensemble, elles permettent de soutenir les équipes cliniques et d’optimiser les trajectoires de soins.

Direction des soins infirmiers

La Direction des soins infirmiers (DSI) est responsable de surveiller et de contrôler la qualité des soins infirmiers dispensés au sein de l’établissement (art. 297, LGSSSS). Elle veille ainsi à la qualité, à la sécurité et à l’organisation des soins infirmiers dans l’ensemble des secteurs de soins de l’établissement, y compris en contexte d’urgence. Elle détermine les règles de soins et participe à l’élaboration des ordonnances collectives. Elle collabore avec les équipes cliniques au développement des trajectoires de soins adaptées aux besoins spécifiques des usagers.

La DSI voit également à ce que le personnel infirmier pratiquant dans les services d’urgence possède les compétences requises et ait accès à de la formation continue ciblée. Elle veille à la distribution appropriée de soins infirmiers, en fonction des besoins de l’établissement. Elle contribue activement à l’analyse des problématiques cliniques et organisationnelles, dans une perspective d’amélioration continue des soins.

Direction des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux

La Direction des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux (DSMSSS) est responsable de surveiller et de contrôler la qualité des soins et des services en santé et en services sociaux qui sont dispensés par les intervenants et les professionnels au sein de l’établissement (art. 297, LGSSSS). Au même titre que la DSI, elle veille à la qualité, à la sécurité et à l’organisation des soins et des services des intervenants et des professionnels, notamment les travailleurs sociaux, les physiothérapeutes, les ergothérapeutes et les psychologues, qui travaillent dans l’ensemble des secteurs de l’établissement, y compris en contexte d’urgence. Elle s’assure de l’élaboration et de l’application des normes et des standards de pratique pour les différentes disciplines sous sa responsabilité. Elle collabore avec les équipes cliniques au développement des trajectoires de soins et de services adaptées aux besoins spécifiques des usagers.

La DSMSSS est également responsable du soutien au développement des compétences requises des intervenants et des professionnels travaillant dans les urgences, notamment par l’accessibilité à de la formation continue ou à toute autre activité ciblée en lien avec leur champ de compétence. Elle veille à la distribution appropriée des ressources en regard des soins et des services en fonction des besoins de l’établissement de même qu’à l’utilisation judicieuse des champs d’exercice des intervenants et des professionnels concernés. Aussi, elle contribue activement à l’analyse des problématiques cliniques et organisationnelles, dans une perspective d’amélioration continue des soins.

Direction médicale et des services professionnels

Le directeur médical et des services professionnels (DMSP) joue un rôle stratégique et transversal au sein de son établissement de santé en collaboration avec la DSI et la DSMSSS. Il est responsable de l’encadrement, de la qualité et de la sécurité des soins médicaux, ainsi que de la coordination des activités professionnelles cliniques. Son mandat s’étend à l’ensemble des services médicaux, dentaires, pharmaceutiques, de biologie médicale et de pratique sage-femme. Par son leadership clinique, le DMSP assure une gouvernance médicale rigoureuse, essentielle à la qualité, à la sécurité et à la performance des soins offerts à la population.

Principales responsabilités du DMSP

  • Encadrement de la pratique médicale : Le DMSP veille à l’application des normes professionnelles, à la qualité des actes médicaux et à la conformité aux lignes directrices cliniques.
  • Coordination interdirectionnelle : Il coordonne l’activité professionnelle et scientifique de l’établissement avec les autres directeurs, assurant une cohérence dans les orientations cliniques et administratives.
  • Gestion des effectifs médicaux : Il participe à la planification, au recrutement, à l’évaluation et à la répartition des ressources médicales selon les besoins des différentes unités, incluant les urgences, assure la gestion des situations problématiques liées à ces effectifs et intervient au besoin.
  • Soutien à l’organisation clinique : Il collabore à l’élaboration et à la mise en Å“uvre des trajectoires de soins, des protocoles cliniques et des plans de contingence, notamment en situation de surcapacité ou d’urgence sanitaire.
  • Responsabilités médico-légales :
    • Il prend toutes les mesures nécessaires pour qu’un examen, une autopsie ou une expertise exigée en vertu de la Loi sur les coroners soit effectué.
    • Il veille au respect des obligations prévues par le Code civil et la Loi sur le curateur public en matière de tutelle au majeur et de mandat de protection.
  • Système de garde : Il s’assure, en collaboration avec les chefs de départements cliniques, de l’élaboration des modalités d’un système de garde garantissant en tout temps la disponibilité de médecins, de dentistes, de biochimistes cliniques, de pharmaciens et de sages-femmes, selon les besoins de l’établissement.
  • Utilisation des ressources cliniques : Il élabore les règles d’utilisation des ressources allouées aux départements cliniques, incluant l’imposition de sanctions administratives en cas de manquement professionnel.
  • Amélioration continue de la qualité : Il joue un rôle clé dans l’analyse des événements indésirables, la mise en place de mesures correctives et le développement d’une culture de sécurité.
  • Collaboration interdisciplinaire : Il agit comme pont entre les équipes médicales, les infirmières, les intervenants et les professionnels, de même que les équipes administratives et de soutien, favorisant une approche intégrée et centrée sur l’usager.
  • Autres fonctions : Il assume toute autre fonction prévue par la loi ou confiée par le président-directeur général.
  • Des travaux sur le rôle et les responsabilités du DMSP sont en cours au sein de Santé Québec; cette section est appelée à évoluer une fois les travaux terminés.

Direction responsable de la fluidité hospitalière

Les activités liées à la fluidité hospitalière peuvent être prises en charge par une direction qui y est consacrée, mais ce n’est pas systématique. Dans certains établissements, ces processus relèvent d’une autre direction. Leur objectif est d’assurer une trajectoire optimale pour les usagers au sein des établissements de santé, en favorisant la continuité et l’efficacité des soins. La fluidité hospitalière joue un rôle clé pour désengorger les départements d’urgence et améliorer l’accès aux services. Le rôle des directions responsables de la fluidité hospitalière se décline en plusieurs volets :

  • Optimisation des parcours usagers :
    • Assurer une trajectoire fluide entre l’urgence et les unités de soins;
    • Coordonner les admissions, les transferts et les congés;
    • Réduire les séjours prolongés à l’urgence et la durée des hospitalisations;
    • Veiller à la pertinence des admissions hospitalières et des congés, en lien avec les besoins réels des usagers.
  • Gestion proactive des lits d’hospitalisation :
    • Surveiller en temps réel la disponibilité des lits;
    • Prioriser les hospitalisations selon l’état clinique, la fragilité et la durée de séjour à l’urgence.
  • Réduction des délais de séjour à l’urgence :
    • Assurer l’implantation et le suivi de protocoles permettant d’accélérer le passage de l’urgence vers la bonne ressource, afin de réduire les délais de transfert, améliorer la fluidité hospitalière et optimiser l’utilisation des lits;
    • Soutenir les équipes cliniques pour des congés sécuritaires vers le domicile ou d’autres milieux.
  • Appui aux prises de décisions cliniques :
    • Utiliser les données probantes et les indicateurs de performance, notamment le taux d’occupation, la durée de séjour, le taux de réadmission, le nombre d’usagers avec de longs séjours;
    • Suivre les tendances de fréquentation;
    • Déployer un plan d’action pour réduire l’encombrement de l’urgence.
  • Collaboration intersectorielle :
    • Travailler conjointement avec le soutien à domicile et le soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAD/SAPA) et tout autre partenaire pour accélérer les transitions.
  • Gestion en situation de crise :
    • Élaborer et publiciser le plan de désencombrement de l’urgence ainsi que le plan de contingence afin d’éviter les bris de service à l’urgence;
    • Développer et implanter des mécanismes de désengorgement de l’urgence, notamment par la surcapacité hospitalière qui doit être déployée lors de situations de crises (p. ex. : afflux massif d’usagers, manque de lits, usagers avec de longues durées moyennes de séjour).

Dernière mise à jour : 25 juin 2026

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