Ministère de la Santé et des Services sociaux

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Ressources humaines

Rôles et responsabilités des collaborateurs de l'équipe

Selon le volume d’activité de l’urgence, il peut être nécessaire que l’équipe soit appuyée par des collaborateurs qui peuvent assumer des rôles de liaison ou des responsabilités quant à la prise en charge de certaines clientèles spécifiques. Minimalement, les urgences de niveau secondaire et tertiaire devraient compter sur la collaboration régulière de ces collaborateurs afin de soutenir les problèmes des usagers concernés, à l’exception des infirmières praticiennes spécialisées en première ligne (IPSPL). En effet, ces autres collaborateurs devraient être considérés à part entière de l’équipe interdisciplinaire de tous les services d’urgence afin d’optimiser la gestion des épisodes de soins complexes de certains usagers. En fonction de la mission des installations, d’autres intervenants tels que des infirmières-pivots AAPA ou en gestion de situation SAPA peuvent également collaborer dans les services d’urgence, mais le Guide ne présente que les plus communs à ce jour.

Infirmière clinicienne de liaison en santé physique ou infirmière réseau

Un lien soutenu entre les ressources internes du centre hospitalier et externes de l’installation est devenu une nécessité dans la gestion du flot d’usagers transitant par l’urgence. L’infirmière clinicienne de liaison en santé physique a pour mandat d’établir ce lien entre l’installation et les différentes ressources du RSSS, que ce soit le SAD, le CHSLD, le centre de réadaptation ou les différents GMF. Sa présence à l’urgence favorise la communication autant à l’intérieur du centre hospitalier qu’avec les ressources ambulatoires et communautaires, et accélère le processus de départ des usagers de l’urgence.

Les équipes de liaison orientent les usagers vers les ressources appropriées et s’assurent de la prise en charge des usagers qui nécessitent l’organisation de services pour permettre leur retour dans leur milieu de vie ou leur intégration dans un nouveau milieu. Les urgences qui ne font pas partie d’un CISSS/CIUSSS doivent établir des ententes avec cet établissement du territoire afin que ces infirmières spécialisées du réseau y assurent une couverture. Cette façon de procéder permet d’établir des liens plus solides entre l’urgence et les différents programmes et ressources du réseau de santé et de services sociaux hors centre hospitalier.

Enfin, l’infirmière clinicienne de liaison en santé physique collabore avec les ressources concernées pour assurer la continuité des soins et services. Lorsque l'usager est inscrit au soutien à domicile ou que son état nécessite la mise en place de services de SAD, l'infirmière de liaison communique avec l'intervenant pivot de l'usager ou le guichet d'accès du SAD. Elle travaille en étroite relation avec les autres agents de liaison.

Infirmière clinicienne de liaison en santé mentale

Dans les urgences à vocation psychiatrique et dans les urgences qui reçoivent un nombre important d’usagers présentant des troubles mentaux, il est approprié d’adjoindre à l’équipe de professionnels de l’urgence une infirmière clinicienne de liaison en santé mentale. Plus précisément, elle a pour fonction :

  • de participer à l’évaluation de l’état mental de l’usager et, avec l’accord de ce dernier, de prendre contact avec la famille, le médecin traitant, l’équipe de première ligne en CISSS/CIUSSS, l’équipe de suivi dans la communauté ou toute autre personne intéressée;
  • de créer des liens avec l’usager et son réseau social dès son arrivée à l’urgence;
  • d’organiser une prise en charge rapide des usagers déjà connus et présentant des troubles mentaux sévères et persistants par des équipes de santé mentale du territoire, en collaboration avec un psychiatre.

Infirmière clinicienne en gériatrie

Progressivement, les infirmières cliniciennes spécialisées auprès de la clientèle gériatrique font leur apparition dans les centres hospitaliers au Québec. Incontournable, cette ressource permet de mieux encadrer les équipes dans leur évaluation et mise en application des plans de soins et traitements auprès des personnes vulnérables. L’infirmière clinicienne en gériatrie ne remplace pas l’équipe soignante auprès des usagers, mais collabore avec les différents professionnels de la santé pour l’élaboration des meilleures stratégies et interventions afin de prévenir le déconditionnement des personnes aînées, le risque de chute et de délirium ainsi qu’en vue de diminuer le délai de séjour des usagers. La contribution des infirmières cliniciennes en gériatrie aux services d’urgence vise également à limiter, le plus possible, le recours à l’hospitalisation en misant sur des alternatives adaptées à la condition de l’usager ainsi qu’à planifier hâtivement son départ. Plus précisément, elle :

  • collabore, en partenariat avec les infirmières d’urgence, à l’évaluation de la clientèle gériatrique et la mise en place d’interventions spécialisées pour un usager;
  • soutient le développement des formations au personnel de l’urgence (par exemple infirmières, médecins, PAB, agents administratifs, etc.);
  • offre un rôle conseil auprès des gestionnaires pour l’instauration de stratégies visant l’optimisation et la pérennité de l’AAPA ainsi que le développement du modèle des urgences gériatriques;
  • assure un suivi des indicateurs de qualité et procède aux audits requis (par exemple la reddition de comptes);
  • assure un rôle de coordination interdisciplinaire avec les différents partenaires de l’urgence pour l’optimisation de l’épisode de soins de l’usager (par exemple les médecins spécialistes, les physiothérapeutes, la liaison avec les unités de soins ou les ressources communautaires, etc.);
  • soutient le personnel de l’urgence dans leurs interventions auprès de la clientèle gériatriques en centrant les décisions autour des besoins distinctifs et des attentes de ces usagers.

Infirmière praticienne spécialisée en première ligne

Prendre note que les nouvelles lignes directrices relatives à la pratique des IPS seront publiées en 2021. Une mise à jour de cette section sera dès lors effectuée.

Selon les Lignes directrices : pratique clinique de l’infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre. établies par l’OIIQ, « bien que l’urgence ne puisse pas être son seul lieu d’exercice, il peut être pertinent, selon l’organisation des services de la région, que l’IPSPL y exerce auprès de la clientèle présentant des problèmes de santé courants. Son activité principale doit demeurer le suivi et la prise en charge de la clientèle en première ligne, ce qui ne peut se faire à l’urgence ».

Lorsque l’IPSPL travaille à l’urgence, un médecin doit demeurer sur place ou être disponible pour intervenir à la demande de l’IPSPL. Par ailleurs, après avoir reçu une formation complémentaire et des stages appropriés, la pratique en dispensaire dans une région isolée est également autorisée. Son intégration tout spécifiquement dans les milieux ruraux peut donc représenter un atout. Diversifié et polyvalent, le rôle de l’IPSPL est possible dans divers contextes, notamment les soins d’urgence. L’intégration du rôle de l’IPSPL permet certes de soutenir la prise en charge des usagers jugés non urgents selon l’ÉTG.

Voici une vaste Documentation sur l’intégration des IPSPL Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre. dans les milieux de soins.

Infirmière en pratique avancée – Conseillère cadre

L’infirmière en pratique avancée est détentrice d’une maîtrise en sciences infirmières et œuvre sous l’autorité de la DSI. Ses activités se regroupent autour de cinq domaines : la clinique, la recherche, la consultation, l’enseignement et la formation. Au quotidien, elle fait la promotion de l’utilisation des meilleures pratiques, elle offre du soutien en tant qu’experte clinique et elle facilite le changement des pratiques. Qui plus est, elle est responsable de la validation scientifique et de la conformité aux pratiques exemplaires de la formation, de l'information transmise aux équipes et des protocoles élaborés.

Elle apporte sa contribution dans les échanges interétablissements en participant, entre autres, aux activités de la communauté virtuelle de pratique en partageant les outils développés localement. Elle est également responsable du développement de la pratique et de l’évaluation de la qualité des soins infirmiers à l’urgence, et ce, en collaboration avec les gestionnaires de l’urgence. L’infirmière en pratique avancée s’intègre à différents comités nécessaires au bon fonctionnement de l’urgence, dont le comité sur l’évaluation et la gestion des risques et celui sur la PCI.

Conseillère en soins infirmiers

La conseillère en soins infirmiers agit comme personne-ressource auprès de l’équipe en soins infirmiers. Cette infirmière, détentrice d’un baccalauréat, a une excellente connaissance du milieu et des différents protocoles ou méthodes de soins utilisés par l’équipe. Elle est notamment responsable :

  • du processus d’évaluation et d’amélioration de la qualité des soins en partenariat avec le chef d’unité de l’urgence et l’infirmière en pratique avancée;
  • du programme d’orientation et d’intégration;
  • du programme de formation continue.

Sa collaboration avec les cogestionnaires, le secteur de l’intégration de même que l’infirmière en pratique avancée est cruciale. Elle contribue à part entière à divers comités assurant le développement de la pratique infirmière ainsi que la qualité et la sécurité des soins pour le service d’urgence.

Dernière mise à jour : 12 juillet 2021, 10:49

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