Ministère de la Santé et des Services sociaux
Information pour les professionnels de la santé
Trajectoire - Traumatologie
Introduction
Depuis plus de 30 ans, le système québécois de traumatologie repose sur l’expertise et l’engagement des équipes pour offrir des soins de qualité aux personnes victimes de traumatismes. Les urgences jouent un rôle central dans cette mission : souvent premier point de contact, elles doivent assurer une prise en charge rapide, sécuritaire et conforme aux normes établies.
Normes et exigences des soins aigus en traumatologie
L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a publié les Exigences relatives aux établissements exploitant une installation de soins aigus dans le réseau québécois de traumatologieÂ
. Ce document constitue la référence pour encadrer la qualité et la sécurité des soins en traumatologie. Ces exigences structurantes servent de fondement pour la désignation des installations de soins aigus dans le réseau québécois de traumatologie. Elles sont regroupées en six thèmes, présentées dans six gabarits :
- Engagement de l’établissement et structure de concertation de l’installation;
- Ententes de transfert interétablissements;
- Disponibilité et formation des ressources humaines en traumatologie;
- Données de traumatologie de l’installation;
- Plateaux techniques, procédures et algorithmes;
- Activités de prévention, d’enseignement, de recherche et de soutien au réseau.
Plusieurs exigences s’appliquent directement aux urgences, en particulier celles regroupées sous le cinquième thème. Ce dernier comprend une section spécifique consacrée à l’urgence, qui précise l’ensemble des plateaux techniques ainsi que les procédures et les algorithmes à mettre en œuvre selon le niveau de désignation des installations de soins aigus. Le réseau compte actuellement 60 installations désignées, réparties selon leur niveau de spécialisation et les ressources disponibles pour répondre aux besoins des clientèles adultes et pédiatriques.
Les différents niveaux de désignationÂ
sont les suivants :
- Centres de stabilisationÂ
- Installations primairesÂ
- Installations secondairesÂ
- Installations secondaires régionales ou de neurotraumatologieÂ
- Installations tertiaires et tertiaires pédiatriques
- Centres d’expertise (blessures médullaires, brûlures graves et amputations traumatiques nécessitant une réimplantation ou une revascularisation microchirurgicale d’urgence) et consortiums (traumatismes craniocérébraux modérés et graves [TCCMG])
Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site Web du Continuum de services en traumatologieÂ
.
Échelle québécoise de triage préhospitalier en traumatologie
Pour les usagers victimes de traumatismes, une communication directe et continue doit être assurée entre les services préhospitaliers d’urgence et l’urgence. Dès le départ du site de l’incident, les techniciens ambulanciers paramédicaux (TAP) doivent indiquer l’étape de l’EQTPTÂ
pour chaque victime, informer l’urgence du nombre de blessés et de l’état des usagers présentant un critère positif à l’EQTPT, transmettre les signes vitaux et préciser le délai estimé avant l’arrivée. Le rapport du TAP doit également décrire les blessures apparentes, le type d’impact ainsi que le type d’accident, d’objet ou de mécanisme ayant causé les lésions.
Depuis 2018, la nouvelle EQTPT est déployée pour l’ensemble du Québec. Cette échelle, adaptée du CDC-ACSCOT 2011, permet de mieux identifier les clientèles qui requièrent d’être transportées dans un centre de traumatologie de haut niveau. En lien avec ce changement, des modifications ont été apportées aux protocoles d’intervention clinique à l’usage des TAP (PICPSP)Â
. En plus de consigner l’information au dossier, les services préhospitaliers doivent communiquer avec l’installation si l’usager démontre une modification ou une détérioration de sa condition durant le transport.
Dernière mise à jour : 23 juin 2026