Ministère de la Santé et des Services sociaux

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Orientations et organisation du réseau

Mission de l'urgence

L’accessibilité aux services d’urgence repose sur une organisation intégrée et hiérarchisée où l’usager se retrouve au bon endroit, au bon moment. Cela facilite la mise en place d’un réseau fonctionnel et efficace permettant à l’urgence de mener à bien sa mission.

Afin d’en permettre la réalisation, la vision de l’urgence s’intègre dans un parcours de soins. Sa mission est complémentaire à celle des autres composantes du réseau (première ligne, soins ambulatoires, soins hospitaliers et posthospitaliers). L’urgence constitue une plaque tournante pour les usagers nécessitant des soins et services urgents. Sa mission est donc de collaborer à l’atteinte d’une meilleure santé et d’un état de mieux-être chez la population.

Les établissements doivent, par l’entremise de leur conseil d’administration et de leurs conseils professionnels, reconnaître la mission de l’urgence et s’assurer de sa réalisation. Ces acteurs comprennent la complémentarité requise entre l’urgence et les différents services hospitaliers. Lorsqu’il s’agit d’un Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), d’un Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) ou d’un établissement indépendant, des efforts particuliers sont apportés au chapitre de l’intégration des services de première ligne et communautaires avec ceux du secteur hospitalier et de l’ensemble du réseau. Tout particulièrement pour les établissements non fusionnés, il importe que des partenariats et des trajectoires claires soient établies avec les CISSS/CIUSSS afin d’optimiser la prise en charge des usagers.

Depuis 2015, le nombre de visites totales dans les services d’urgence est demeuré stable, bien que les visites sur civière aient augmenté et que celles dans l’aire ambulatoire aient diminué.

Années financières

Visites ambulatoires

Visites sur civière

Visites totales

1 Pour 2019-2020, la dernière période de l’année financière marque le début de la pandémie de la COVID-19 au Québec. Cette situation indique également une baisse significative des visites de près de 50 % pour les deux dernières semaines de la période uniquement, baisse apportant un impact significatif principalement pour les visites ambulatoires et globales.

2015-2016

2 568 142

1 173 358

3 741 500

2016-2017

2 537 420

1 206 239

3 743 659

2017-2018

2 528 791

1 247 222

3 776 013

2018-2019

2 464 536

1 246 516

3 711 052

2019-20201

2 464 125

1 230 157

3 694 282

Progression 2015 à 2020

↓ 4,1 %

↑ 4,8 %

↓ 1,3 %

Cette croissance d’affluence sur civière explique, en partie, la persistance de la congestion des urgences au Québec. Cependant, les efforts significatifs consentis par l’ensemble des acteurs des paliers local, régional ou national suggèrent que cette problématique importante relève davantage d’un problème d’intégration des composantes du RSSS et que la solution doit inclure une amélioration de la continuité dans la prise en charge des usagers.

Afin d’assurer le succès des initiatives visant la diminution du temps d’attente pour une prise en charge médicale, les durées de séjour prolongées ainsi que le désencombrement des urgences, il convient non seulement d’améliorer le fonctionnement interne de l’urgence, mais également d’établir des liens fonctionnels et performants avec les partenaires concernés, qu’ils soient hospitaliers ou communautaires.

Parmi les chantiers majeurs aux urgences se trouvent notamment :

  • l’accès à un médecin de famille pour l’ensemble de la population québécoise;
  • la création de super-cliniques ou GMF-R pour les urgences mineures;
  • la réorientation des usagers ambulatoires non urgents de l’urgence;
  • l’amélioration des processus pour diminuer le délai de prise en charge médicale dans les urgences;
  • adaptation des soins aux personnes aînées dans le contexte des soins d’urgence;
  • la création d’accueils cliniques pour permettre une meilleure accessibilité aux plateaux techniques ainsi qu’aux médecins spécialistes;
  • l’amélioration des ressources pour les alternatives à l’hospitalisation;
  • l’intégration de différentes trajectoires de soins et de services dans les urgences afin de mieux répondre aux besoins des usagers, comprenant les zones d’évaluation rapide (ZER), les unités d’hospitalisation brève (UHB) et les unités d’intervention brève (UIB);
  • l’optimisation des ordonnances collectives (OC) dans la prise en charge globale des usagers.

Dernière mise à jour : 12 juillet 2021, 10:35

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