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Santé mentale

Introduction

Au Québec, comme dans de nombreux pays industrialisés, l’urgence occupe une place importante au sein du réseau des services en santé mentale. L’urgence demeure fréquemment le lieu vers lequel les usagers se tournent lorsque les ressources sont méconnues ou ont été épuisées, sont inaccessible, ou qu’elles n’ont pas encore été mises en place. De plus, lorsqu’elle se présente à l’urgence, la personne souffrant de symptômes associés à un trouble de santé mentale nécessite de la part du personnel une approche adaptée à son état de santé et à sa situation.

Au cours de l’année 2019-2020, 216 207 visites totales pour des raisons de santé mentale ont eu lieu dans les urgences du Québec, représentant 5,9 % de toutes les visites à l’urgence (3 694 282 visites totales). Les épisodes reliés à une problématique de santé mentale représentent 10,2 % de toutes les visites sur civière, donnée constamment croissante depuis les dernières années. De plus, des 125 862 épisodes de soins sur civières, 32,1 % ont engendré une hospitalisation. Enfin, toujours pour 2019-2020, 26,3 % des visites sur civières en santé mentale présentaient une durée de séjour supérieure à 24 heures à l’urgence, pour toutes les urgences du Québec. D’après ces quelques données, nul doute que les établissements doivent se prévaloir de mécanismes et de trajectoires afin de bien prendre en charge cette clientèle vulnérable et, surtout, de disposer de toutes les ressources et connaissances nécessaires afin d’optimiser l’épisode de soins de ces usagers. Il en va de même pour la définition de trajectoires particulières pour la PEC de la Clientèle de pédopsychiatrie.

Pour éviter que les personnes souffrant de symptômes associés à un trouble de santé mentale aient recours à l’urgence lorsque la situation clinique ne le nécessite pas, le Plan d’action en santé mentale 2015-2020 du MSSS vise entre autres à mobiliser les ressources de proximité. C’est pourquoi des efforts importants ont été réalisés au cours des dernières années, pour implanter davantage de services dans la communauté, tels que les équipes de première ligne en santé mentale, les services d’aide en situation de crise (par exemple Info-Social, centres de crise et de prévention du suicide, lignes téléphoniques d’écoute, etc.), les programmes pour les premiers épisodes psychotiques (PEP) ou encore le suivi intensif dans le milieu (SIM) et le soutien d’intensité variable (SIV) pour les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale grave. Il existe également les services d’aide en situation de crise (SASC).

Dernière mise à jour : 12 juillet 2021, 11:05

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